
En dépit de la bonne fortune
Qui m’accompagne ces derniers temps.
J’ai les sens trop aiguisés,
Au point de décapiter net tous mes plaisirs.
Mon esprit a inventé une guillotine
Pour méninges surexcités.
Étrange perception du cœur à rire,
Et des yeux à pleurer.
J’ai cru un certain temps,
Que c’était des larmes de joie,
Mais non,
Je ne pleure jamais,
Pas même la moindre envie,
Jamais…
Etude symptomatique de ce qui m’arrive,
Torture émotionnelle,
Vibrant hommage du trop réfléchi,
Je n’ai de cesse que de comprendre,
Mais comprendre quoi ?
Pourquoi ne suis je le commun des mortels ?
Cueillir une fleur des champs,
Juste pour en respirer le parfum,
Sans me demander si j’en avais le droit,
Ses arômes m’enivrent,
Que déjà je souffre de l’avoir ainsi mutilée.
Mais qu’aurait donc fait le « sage » ?
Sûr, que sans la déraciner,
Il se serait penché sur ma fleur,
Pour se griser de ses senteurs,
M’accusant d’être l’étrangleur des fleurs.
Triste constatation …
… Mais il est vrai que je ne suis pas "sage".
2 commentaires:
euh les pelotes de laines.... rire non j'adore toujours autant... saleté de onnexion qui m'a fait raté tant de choses...
pas sage... passage vers ? Si tu ne possèdes pas encore la sagesse tu as déjà et encore la tendresse et le questionnement du vrai sens de la vie... Tu as les mots pour le dire et l'art de les assembler pour le plus grand plaisir de mes yeux qui te lisent
Merci
(Coquelicot)
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