
Toute la nuit, j’ai lu au livre de ton corps
J’ai bu l’ivresse qui en jaillit.
Langue fouillant dans les ténèbres
L’endroit où elle serait au chaud.
Perdue dans des cuisses luisantes,
À la rencontre au creux des reins
D’une éminence fracturée,
Agrume exquis,
Ouvert.
Implorant que ma bavarde
Pour quelque temps s’y perde.
L’instant échauffe tes voluptés
Au point que le fruit abonde de sève,
Je me noie dans ses saveurs,
Inonde mon membre d’une noble fougue.
Tous mes fragments d’être
Ne font plus qu’un,
Cherchent inlassablement refuge
Dans tes ondulantes hanches.
Ce doux ondoiement explose nos sens,
Libère dans un râle partagé
L’euphorie d’une longue attente …
N’en déplaise à nos pairs,
Si nous avons manqué de révérences.
De toute façons
Nous ne serons jamais « sages » …