15.8.05

Je me souviens



Je me souviens d’une vieille cabane
Stigmatisant notre insouciance
D’un hamac de fortune
Tendu entre deux pignons

Je me souviens du soleil
Indiscrets et audacieux rayons
Éventrant la fine couche de ses satins
Je me souviens lissant une peau d’albâtre

Je me souviens d’un sein replet
Pointant fièrement sous l’œil avide
Je me souviens de l’étreinte
Qui fit durcir la plus haute cime

Je me souviens de ce duvet soyeux
Trop léger pour cacher la fleur de ses velours
Je me souviens de ce père suppliant
De ne pas la cueillir encore

Je me souviens des caresses
A ses rougeoyants pétales
Je me souviens de ce cris
lui rompant le calice

Je me souviens de la gêne
Couvrant nos corps d’enfants
Je me souviens du bonheur
De ces instants volés à l’innocence

Je me souviens de la perle
Glissant le long de ses joues
Transgression inavouée
De l’enfant devenue femme

... Je me souviens

1 commentaire:

Anonyme a dit…

"Je me souviens de l’étreinte
Qui fit durcir la plus haute cime"


c'est une belle image qui ondule sur ce poème aux accents charnels jamais vulgaires. Elégant tracé d'un moment de vie essentiel qui fait remonter en nous le souvenir inoubliable de ...la première fois.

J-M Bollinger, passé ici par hasard en voyant une adresse proposée par llya sur le forum de Philippe Nollet.