1.8.05

Utopique exposé de l'affection



Je me focalise sur ce miroir,
il m’éclabousse d’images qui défilent à la vitesse de l’éclair.
Ma main ne peut suivre l’envolée.
Comme les roseaux se nouent au vent,
mes doigts se tordent à l’écriture.
L’encre de mon stylo crache le sang de mes artères trop tendues.
Tentions de l’instinct,
laissant ici et là une grosse tache volée à toutes mes confusions.

Le crissement de la bille sur le papier désespérément vierge
empêche la concentration de s’investir,
me rappelle la craie sur le tableau sombre
que le maître de classe blanchissait de mots que j’ignorais.
Cette ignorance me rattrape,
dès qu’une furtive pensée enfleure tes courbes,
je n’ai pas appris l’alphabet de ton corps,
la paraphrase est vaine.

Sensation singulière de mes cheveux qui ne sont plus,
qui pourtant se redressent,
j’entends leurs plaintes à pousser trop vite, trop fort,
à couvrir mon corps veineux,
que la honte cache au passant voyeur
Je ne serai décidément jamais l’interprète de l’effusion,
pas plus que de la démence des sens …

Pourtant j’aimerais l’écrire,
te décrire,
t’inscrire,
pour ne pas oublier …

Aucun commentaire: