Quel indomptable faciès que voilà,
Paradoxale minois aux diverses facettes.
Ne la fixez pas des yeux, les siens vous transperceraient,
Fouillant jusque l’âme pour déballer vos sentiments.
Et que dire de son blair, flairant vos sens à mille lieux,
Narines toujours dilatées afin de vous débusquer.
Elle a de ces lèvres, dont rêvent tous baisers
Qui engloutissent votre être traversant le corps dans son intimité.
D’un côté la clope, de l’autre, la léchante
qui fouille la commissure de ses plaisirs
briguant le goût libidineux des débauches d’antan.
Ne vous y trompez pas, c’est la "youle" à Kmotra,
doux visage de vérité que l’on ne pourrait éteindre …
16.11.05
11.11.05
J'ai mal ...

Voilà,
il y a tout juste une semaine un petit ange était assis sur mes genoux, et prenait un malin plaisir à jouer avec ma barbichette, en essayant de la tresser.
Elle a décidé ce matin de donner son âme à sa granou, quelque part derrière les nuages ...
Puis, dans la soirée, elle a offert son foie à un autre petit ange qui en avait plus besoin qu'elle, ses reins à un autre petit ange dont les jours étaient comptés, et enfin son coeur pétillant à un autre, afin qu'il retrouve la vie ...
Cette vie, que ce lundi, un monstre avide de sang, lui a volée, en guise de cadeau d'anniversaire ...
Elle s'appelait Théa,
et fêtait ce lundi tout juste ses deux ans ...
C'était ma petite nièce,
et aujourd'hui, elle a nous a quitté dans un sourire,
et moi,
je pleure ...
4.11.05
La blessure des formes
L’embonpoint qui l’enroule,
le transforme en lipome géant sur pattes.
Les gestes disloqués, même la marche lui est pénible.
Les regards des autres
sont autant de dagues plantés dans ses entrailles.
Évidemment ,
le miroir lui a recommandé mille fois de mourir,
Mais même cela, lui est défendu.
La bière trop large pour le brancard,
rappellerait avec trop de perfection
les amas graisseux que vomissent ses os trop lourds.
… Ils eurent tôt fait de le nommer « Elephant man ».
Triste sobriquet.
Non, il n’est pas hideux,
il a juste, un jour, décider de cacher ses merveilles.
Savent-ils seulement que derrière toute cette adiposité
se terre un cœur plus gros qu’un silo de grain du mois d’août.
Ils n’imaginent même pas qu’il puisse aimer.
Bien sûr, ses amours ne sont pas charnelles,
son corps les refusent, il n’en rêve plus depuis longtemps.
Mais il donne avec aménité à qui veut bien la recevoir,
toute la tendresse qui bouillonne comme un geyser au fond de ses tripes.
Déroulez seulement son tapis de sentiments,
et vous en couvrirez le stade de France,
tant il regorge de bienveillance …
Pourquoi ne puis-je te déshabiller de ta chair, mon ami,
afin qu’ils voient tes intentions …
le transforme en lipome géant sur pattes.
Les gestes disloqués, même la marche lui est pénible.
Les regards des autres
sont autant de dagues plantés dans ses entrailles.
Évidemment ,
le miroir lui a recommandé mille fois de mourir,
Mais même cela, lui est défendu.
La bière trop large pour le brancard,
rappellerait avec trop de perfection
les amas graisseux que vomissent ses os trop lourds.
… Ils eurent tôt fait de le nommer « Elephant man ».
Triste sobriquet.
Non, il n’est pas hideux,
il a juste, un jour, décider de cacher ses merveilles.
Savent-ils seulement que derrière toute cette adiposité
se terre un cœur plus gros qu’un silo de grain du mois d’août.
Ils n’imaginent même pas qu’il puisse aimer.
Bien sûr, ses amours ne sont pas charnelles,
son corps les refusent, il n’en rêve plus depuis longtemps.
Mais il donne avec aménité à qui veut bien la recevoir,
toute la tendresse qui bouillonne comme un geyser au fond de ses tripes.
Déroulez seulement son tapis de sentiments,
et vous en couvrirez le stade de France,
tant il regorge de bienveillance …
Pourquoi ne puis-je te déshabiller de ta chair, mon ami,
afin qu’ils voient tes intentions …
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