L’embonpoint qui l’enroule,
le transforme en lipome géant sur pattes.
Les gestes disloqués, même la marche lui est pénible.
Les regards des autres
sont autant de dagues plantés dans ses entrailles.
Évidemment ,
le miroir lui a recommandé mille fois de mourir,
Mais même cela, lui est défendu.
La bière trop large pour le brancard,
rappellerait avec trop de perfection
les amas graisseux que vomissent ses os trop lourds.
… Ils eurent tôt fait de le nommer « Elephant man ».
Triste sobriquet.
Non, il n’est pas hideux,
il a juste, un jour, décider de cacher ses merveilles.
Savent-ils seulement que derrière toute cette adiposité
se terre un cœur plus gros qu’un silo de grain du mois d’août.
Ils n’imaginent même pas qu’il puisse aimer.
Bien sûr, ses amours ne sont pas charnelles,
son corps les refusent, il n’en rêve plus depuis longtemps.
Mais il donne avec aménité à qui veut bien la recevoir,
toute la tendresse qui bouillonne comme un geyser au fond de ses tripes.
Déroulez seulement son tapis de sentiments,
et vous en couvrirez le stade de France,
tant il regorge de bienveillance …
Pourquoi ne puis-je te déshabiller de ta chair, mon ami,
afin qu’ils voient tes intentions …
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
1 commentaire:
Un geyser de tendresse,
un tapis de sentiments,
d'une douce caresse,
je les recolterai avidement.
Enregistrer un commentaire