
En orée de bois
Les troncs se courbent de leur portée,
Se tortillent pour aspirer la progéniture
Qu’ils accouchent par les pieds.
Ils n’ont, penses-tu, pour seul amant,
Que l’audacieux soleil
Qui traverse de ses rais ardents
L’écorce meurtrie de contorsions.
Mais, incrédule, tu n’as rien vu !
Pourtant détrompe-toi
Les arbres aussi font l’amour.
Sous tes pieds se nouent leurs sexes,
Secrets ébats dans un lit de terre
Leur orgasme explose la couche,
Et pour mieux te tromper,
Buttes et mottes que tu devines taupières
Ne sont que feintises du coït rhizomien
Bientôt à la lune naîtra l’arbrisseau,
De quatre feuilles vêtu
Il te prouvera que sous lui, des parents s’aiment …
1 commentaire:
Et il n'y a pas qu'eux qui s'aiment,il y a aussi deux petits enfants cachés sous un corps de grand,perdu dans une vie qu'ils n'avaient pas revée.
Laissons les chercher les fleurs turquoises qui font si chaud au coeur.
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