
Mes nuits sont audacieuses.
Elles m’inhibent dans un profond sommeil.
Alors que j’ai tant d’amour à partager.
Il ne me reste alors
Que l’abandon dans l’ombre du rêve.
Esthètes et chimères brisent alors la trêve des sages.
L’outrage aux mœurs exerce sans détour.
Ma courtisane s’adonne aux joies de la chair.
Alors que mes sentiments se gonflent d’insolence.
L’inventif nocturne est âpre.
S’en suit alors le froid réveil.
La peau soyeuse de l’amante d’un songe,
Qu’un temps je lissais du bout des doigts
Se transforme en drap froissé par les secrets ébats de nuit …